Ville d'art et d'histoire de Valence-Romans Agglomération

Visite patrimoine
Visite patrimoine / © Éric Caillet
Dessin sur la calade
Dessin sur la calade / © Éric Caillet
Dans la cour de la Maison des Têtes
Dans la cour de la Maison des Têtes / © Éric Caillet
Dessin dans la cour du musée
Dessin dans la cour du musée / © Éric Caillet

Valence offre un paysage en terrasses qui s’ouvre progressivement en éventail à partir des berges du Rhône en direction du Vercors. Espace de rencontres entre les terres froides du Dauphiné et le sud méditerranéen mais également entre les Alpes et le Massif central, ce territoire s’est longtemps construit sur des appartenances géographiques et historiques différentes.

Le Vercors et la plaine de Valence
À l’Est du territoire, le massif du Vercors borde une immense plaine de plusieurs kilomètres. Les monts épargnés par l’érosion ont donné naissance à un paysage ponctué de buttes de molasse, sur lesquelles ont souvent été érigées des mottes castrales donnant peu à peu naissance à des villages. Cette plaine irriguée par un important réseau de canaux est traditionnellement agricole. 

Du royaume burgonde à la province du Dauphiné
Après les troubles politiques et économiques de l’Antiquité tardive, Valence est rattachée à l’empire burgonde. On assiste alors à une grande recomposition des pouvoirs locaux d’où émergent une élite aristocratique guerrière et une puissante autorité religieuse dans les villes.
Au tournant du 11e siècle, le territoire se trouve sous une double autorité concurrente, celle des évêques de Valence et celle des comtes de Valentinois. L’ensemble se trouve sous la suzeraineté lointaine du Saint-Empire romain-germanique comme tous les territoires situés à l’est du Rhône qui ne sont pas dans l’emprise des Capétiens.
Le « transport » (rattachement) du Dauphiné au royaume de France intervient en 1349, la rive nord de l’Isère intègre le royaume mais la rive sud avec le Valentinois n’est pleinement intégrée au royaume qu’en 1423. Au 15e siècle, le rayonnement régional de Valence est dû à la présence du siège épiscopal ainsi qu’à l’organisation des foires et d’une université renommée. Elle se dispute avec Grenoble le titre de première ville du Dauphiné. 

La vallée du Rhône
Le fleuve Rhône est un facteur déterminant du développement de la ville. Cette grande vallée naturelle renforce le tracé nord-sud du Dauphiné et privilégie Valence, centre judiciaire et administratif, dans la hiérarchie des villes et des bourgs.
Avec son fort débit, le Rhône est le fleuve le plus puissant de France. L’apogée de la navigation rhodanienne, puis l’arrivée du chemin de fer en 1854 à Valence favorisent l’industrialisation et le développement urbain. Les habitants des hauteurs et des territoires voisins (notamment du Vivarais) migrent vers la plaine, dont la mise en valeur agricole s’accélère, et vers les usines valentinoises. 
La vallée du Rhône est un axe prioritaire de communication fluvial, routier et ferroviaire ; c’est une immense colonne de transit autoroutière. Aujourd’hui, une prise en compte de l’environnement et une démarche plus durable cherche à rapprocher le citoyen du fleuve.

Du Dauphiné à l’intercommunalité 
Le Dauphiné est une ancienne province rattachée au royaume de France en 1349 qui occupait le quart sud-est de la France actuelle. Il englobait une partie des Alpes jusqu'au Rhône, entre la Savoie au Nord, la Provence et le Comtat Venaissin au Sud. Les villes principales étaient Grenoble, Vienne, Valence, Montélimar et Romans. À la suite de la Révolution française, les provinces et les paroisses disparaissent, les départements et les communes sont créées. Le Dauphiné se retrouve divisé en trois départements : la Drôme, les Hautes-Alpes et l’Isère. Valence devient le chef-lieu du département de la Drôme et la préfecture s’installe dans les anciens locaux de l’abbaye de Saint-Ruf.
Très rapidement la nécessité de développer des solidarités entre communes s’est imposée pour répondre aux besoins sans cesse croissants des populations. Dans la deuxième moitié du 20e siècle, un appareil législatif se met en place pour favoriser le regroupement de collectivités destinées à favoriser le développement économique local et l'aménagement de l'espace. Un premier groupement de communes intervient autour de Valence en 2009 pour rassembler 11 communes. En 2014, le préfet entérine le regroupement des deux pôles historiques que sont la ville de Valence et de Romans pour former une communauté d’agglomération à à 51 communes.

Des services éducatifs et culturels

Tous les territoires labellisés Ville ou Pays d’art et d’histoire proposent des actions à l’intention du jeune public, tant en groupe scolaire ou de loisirs que dans le cadre familial. Un service éducatif est à la disposition des enseignants, de la maternelle au lycée. 

Visites, ateliers, parcours, outils pédagogiques
Les VPah favorisent une approche sensible des patrimoines qui éveille le regard et rend les enfants acteurs de leur découverte. Ces dispositifs proposent une lecture originale des territoires du point de vue de l’histoire, de l’architecture et de l’urbanisme, hier et aujourd’hui. 

Des médiateurs spécialisés
Conçues et animées par des professionnels agréés, les activités favorisent chez les jeunes une prise de conscience de la dimension historique et collective de leur cadre de vie, et les engage à réfléchir sur son devenir.

Contact

Ville d’art et d’histoire de Valence-Romans Agglomération
La Maison des Têtes
57 Grande Rue
26000 Valence

04 75 79 20 86

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